RUE EMMANUEL

 

 

Le 5 novembre 1973, une nouvelle rue était officialisée au sud de la Petite Rivière Yamachiche, la rue Emmanuel.

Emmanuel Gélinas s'est impliqué dans sa communauté comme marguillier et avait une renommée comme chantre à l'église paroissiale.

  • Grand propriétaire foncier, il possédait une multitude de terres et pressait du foin pour les autres producteurs agricoles.

    Pendant une dizaine d'années, il s'absenta presque tout l'été de la ferme familiale pour aller installer des paratonnerres, c'est d'ailleurs lui qui a installé la presque totalité des paratonnerres des églises des diocèses de Trois-Rivières et de Nicolet.

  • Emmanuel Gélinas, c'est le grand-père de Jean-Louis Gélinas du 131 Gérin-Lajoie à Yamachiche, la ferme familiale aujourd'hui exploitée par ses enfants Denis et Pierre, où se sont succédés tant de générations de Gélinas.

    Vers 1660, Étienne Gélineau partit de Saintes, capitale de la Saintonge en France pour s'établir au Canada.

  • Son fils, Jean, prit immédiatement le nom de Gélinas et les enfants de ce même Jean optèrent pour 3 noms différents:
  • Les familles étaient très prolifiques. Pour différencier les nombreux enfants de leurs cousins qui pourraient porter le même nom, on employa deux méthodes:

  • Ainsi, par exemple,
  • Antoine ( première génération )
  • était le père de Charles, (deuxième génération )
  • le grand-père de Dominique ( troisième génération )
  • et l'arrière grand-père de Pierre. (quatrième génération)
  • Cela donnait Pierre à Minique à Charles à Antoine d'où le nom de baptême Pierre Minique-Charles-Antoine Gélinas qui permettait à tout le monde de se démêler.
  • Seriez-vous capable d'en faire autant?

  • Connaissez-vous le prénom de votre grand-père, celui de votre arrière grand-père?
  • Si ce n'est pas le cas, inquiétez-vous à savoir si votre petit-fils ou votre arrière petite-fille connaîtront au moins votre prénom...
  • Ainsi, telle famille, c'étaient les Bezotte, telle autre les Zaza chez les Gélinas, comme il y avait de tels surnoms dans toutes les familles.

    Aujourd'hui, ces appellations sont presque disparues, je suis par exemple un Desaulniers de la famille qu'on surnommait Benjamin et ma mère une Pellerin qu'on surnommait Pierrot ( prononcez le t de la fin ).

    Mon père Émile Desaulniers a longtemps signé Émile B. Desaulniers, le B étant pour Benjamin, une référence directe pour lui au surnom qu'on avait attribué à sa branche de la famille Desaulniers.

  • Des bénévoles ont récemment mis sur pied un comité afin de commémorer le tricentenaire de l'arrivée des premiers défricheurs à Yamachiche ou, si vous préférez, de célébrer la fondation d'Yamachiche.

  • Il sera intéressant de connaître quelle sera l'année qu'on retiendra et à quelle famille on assignera l'honneur de s'être établie la première à Yamachiche.

    On semble vouloir éviter la question en projetant débuter les activités en l'an 2002 et les terminer en 2003.

  • Deux théories sont confrontées:

    Tous les historiens basent leur point de vue à partir d'hypothèses puisqu'il n'existe pas d'écrit connu à ce jour qui indique la date d'arrivée précise des premiers colons.

    Le traité de Montréal de 1701 est la base de tout ce qui concerne l'implantation des premiers colons.

  • Ce traité faisait la paix avec les indiens et c'est donc après ce traité qu'il s'avéra possible de s'établir hors les forteresses de Montréal, Québec et Trois-Rivières.
  • Avant 1701, il y eût bien quelques tentatives, comme à Louiseville, mais les colons durent quitter leurs terres. Leurs habitations et bâtiments de ferme furent brûlés par les indiens ou, au mieux, abandonnés sans espoir de retour.

    Ce sera donc après le traité de Montréal, qui date de 1701 que s'installèrent les premiers colons. Est-ce que ce fut en 1702, 1703 ou 1704? on peut le déduire mais on ne peut pas le dire, du moins pas précisément.

  • Un acte de naissance indique que le 8 octobre 1704 le petit Étienne a été ondoyé (geste du baptême, avant la cérémonie, réduit au seul rite de l'ablution d'eau) à la maison paternelle des Gélinas, située à Yamachiche.

    Un acte de naissance indique que le 1er novembre 1704, la petite Marie-Françoise a été ondoyée à la maison paternelle des Lesieur, située à Yamachiche.

  • Je vous fais grâce de la longue polémique entre les auteurs sur cette question qui est d'ailleurs assez fidèlement reproduite dans le volume de l'historien J. Alide Pellerin.

    Transportons-nous plutôt à l'intersection Bellemare/Gérin-Lajoie, sur la pelouse de la propriété Joseph Origène Bellemare, où a été érigé un imposant monument de 17 pieds de hauteur représentant sainte Anne.

    L'historien Raphaël Bellemare en était le promoteur et ce monument lui était d'autant plus significatif qu'il allait immortaliser deux de ses théories les plus chères:

    Ce qui nous intéresse, c'est cette troisième face, il y est inscrit:

    "dédiée à la mémoire des premiers colons d'Yamachiche (1703):

    a) Étienne Gélinas

  • b) Jean-Baptiste Gélinas dit Bellemare et Jeanne Boissonneau dit St-Onge, son épouse, souche première des Bellemare du Canada, ont habité cette terre de 1703 à 1746,
  • c) Pierre Gélinas dit Lacourse.

    Requiescant in Pace"

    Raphaël Bellemare profita de la cérémonie, ( qui réunissait presque la totalité de la communauté ) pour lancer son livre Les Bases de l'histoire d'Yamachiche et........faire célébrer le 26 juin 1902 le deux centième anniversaire de la fondation d'Yamachiche, ce qui avait été prévu, à l'époque...pour 1903...

     

    Paul Desaulniers

    Pour voir la carte cliquez ici

    ____________